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Questions à M. le Maire

Au terme de 4 mois de mandat, quel regard portez-vous sur les finances communales ?

Si depuis 2 ans, les recettes de fonctionnement de la commune n’ont pas progressé, les dépenses de fonctionnement ont connu une nette évolution. Il en résulte une diminution de notre épargne brute.

Ce constat va s’amplifier au cours de ce second semestre 2022 pour des raisons que nous avons tous à l’esprit : le coût des énergies, la revalorisation de l’indice de rémunération des agents.

Pour l’énergie, on doit s’attendre à 200 000 € de dépenses supplémentaires.
Concernant la masse salariale, qui était stable depuis la création de notre commune, elle a progressé ces deux dernières années de plus d’un 1 M€. La revalorisation du 1er juillet dernier, représente 240 000 € de dépenses en plus sur 12 mois.

 

 Quelles orientations budgétaires, allez-vous proposer au débat en cette fin du mois de novembre ?

Tout d’abord, nous devons réaliser des économies de fonctionnement partout où ce sera possible. Si les coûts de l’énergie sont inévitables, les charges de gestion courante de la commune peuvent diminuer entre 5 et 10%. Adjoints et chefs de service ont déjà des idées précises.

Ensuite, il nous faudra maitriser nos charges de personnel. Toutes les missions existantes doivent-elles être maintenues ? Toutes les études revêtent-elles une urgence ?  Aucune question ne doit-être éludée.

Sur le volet recettes, le recours à la fiscalité n’est pas une solution. Les élus qui ont voté le dernier budget communal ont voté une progression de la taxe foncière. Je me refuse à proposer une telle option pour le budget 2023.

Certains produits communaux pourront par contre progresser. Une location de salle équipée ne peut plus s’envisager au même tarif, par exemple.

En tous cas, il va falloir apprendre à faire avec moins de dotations de l’Etat puisque, sur les 2 années à venir, nous perdrons 930 000 €, somme qui sera augmentée de notre prélèvement SRU pour déficit de logements sociaux qui représente 110 000 €.

 

 En termes d’investissements, quelles orientations pensez-vous évoquer ?

Depuis 2 ans, des projets conséquents ont été engagés : un nouveau pôle enfance à La Varenne, une extension du pôle enfance à Landemont, une ludo-médiathèque à Drain…et de nombreux investissements plus modestes. Nous les poursuivrons. Ils représentent 7,8 M€ pour 2022 et 6,7 M€ pour 2023.Ces projets ont été financés par un recours à l’emprunt au printemps dernier, à hauteur de 4 M€.

Ainsi, si en 2020, il fallait à peine 4 années pour assumer la dette bancaire de la commune, il faudra en 2023 plus de 7,5 années. Avec notre réduction de la capacité d’épargne et en l’absence de réaction de notre part, nous connaîtrions une situation d’endettement inquiétante très vite.

Nous allons donc assumer cette dette sans l’augmenter. Nous allons assumer les investissements engagés en réduisant les nouveaux projets. Loin des 7,8 M€ engagés pour 2022, nous n’engagerons qu’1,5 M€ par an jusqu’à la fin de notre mandat.

 

Pourtant des investissements demeurent nécessaires. Certains sont même colossaux. Comment allez-vous procéder ?

Le peu d’investissements que nous réaliserons devra avoir un réel impact sur nos charges de fonctionnement. 1€ investi doit permettre d’améliorer notre capacité d’épargne.

S’agissant des projets immobiliers conséquents auxquels on pense tous : quartier des Vives Alouettes à Saint-Laurent-des-Autels, quartier Saint-Louis à Champtoceaux…il va nous falloir travailler avec des promoteurs et opérateurs capables de produire les constructions et équipements que nous attendons tous.